LE TREMPLIN PLAY IT INDIE EST UN ÉVÉNEMENT SOUTENU
PAR L'ECOLE IESA ARTS&CULTURE

Finale live

Vendredi 26 avril 2019

FGO-Barbara 

1 rue de Fleury, 75018, Paris

LÉO THOMELET
Manager d'Artistes
Fondateur d'Artichaut Records

 Présentez-vous en quelques mots...

 

"Léo Thomelet, 25 ans. J’ai eu un parcours spécial, j’ai commencé mes études aux Gobelins après la 3e pour ensuite travailler en imprimerie pendant 3 ans. Après un voyage de 6 mois en Australie et Thaïlande, j’ai décidé de reprendre les études dans la culture pour me diriger vers ce qui m’anime vraiment : la musique. À côté de ça j’écris beaucoup, toutes sortes de choses. Au lieu de réfléchir dans ma tête je le mets sous différentes formes écrites. J’ai toujours voulu me libérer du système « imposé » en tout cas celui vers lequel nous sommes guidés, c’est comme ça que je me suis retrouvé à monter mon collectif hip-hop : Artichaut Records."

 

Vous avez monté le collectif et média Hip Hop Artichaut Records, comment l’idée vous est venu ?

 

"Quand j’ai compris que dans la vie tout était question de volonté je me suis lancé. Je suis quelqu’un de déterminé à réussir par moi même, j’aime rassembler les gens et j’ai l’impression de pouvoir voir en eux leurs différentes qualités et de les mettre en avant. C’est début 2016 que l’idée m’est venue, j’en ai parlé avec Théo (mon bras droit dans ce projet) et on a remarqué qu’on avait toutes les cartes en main pour faire quelque chose. J’ai eu le sentiment que le moment était venu."

 

Présentez Artichaut Records en quelques mots

 

"Artichaut Records est un collectif et média hip-hop. La partie collectif s’attache à faire avancer les artistes dans leurs projets. À ce jour, nous avons les artistes suivant : 1 duo de rappeurs (Objectik), 2 beatmakers (Herman Shank et 1100), ainsi qu’un groupe mélangeant la funk, le hip hop et la musique africaine (Beauséjour Club). Tous ces artistes sont épaulés par une équipe soudée de professionnels de la musique, de l’image et de la communication. Artichaut Records est aussi un média, nous écrivons des articles sur ce qu’on kiff tout simplement."

 

A quoi ressemble une de vos journées ?

 

"Franchement, elles ne se ressemblent pas du tout et c’est ça que j’aime. Je peux très bien être en studio avec les artistes, en tournage sur des clips, écrire nos projets, faire des réunions avec les gars du collectif (qui sont avant tout mes amis) pour faire le point sur les projets à venir… Tout est possible, tu pourras aussi bien me voir dans un sex-shop pour chopper un élément de décors de clip, que chez moi en jogging froissé sur l’ordi à gratter pour le projet."

 

Travailler dans la musique, est-ce une vocation ou l’idée vous est venu petit à petit ?

 

"Mon père est batteur de Jazz, ma grand-mère est pianiste, mon grand père accordéoniste, et leurs parents étaient eux aussi musiciens, on va dire que j’ai quelques prédispositions. J’écoute du rap depuis que j’ai 10 ans, mes premiers CD c’était encore à l‘époque du Walkman qui ne rentrait pas dans la poche et des écouteurs qui ne tenaient pas dans les oreilles. J’avais Urban Peace 1 (avec NTM, Sniper, Oxmo, Arsenik et compagnie) et le CD 2 titres « L’empire du côté obscure » d’IAM. En 15 ans j’ai suivi le hip-hop et sa culture de long en large, que ce soit en Europe ou aux states. J’ai pris une vrai claque en continue, et comme je le disais plus haut, j’ai compris par la suite que ce que l’on est dépend de ce que l’on veut vraiment donc aujourd’hui je me donne les moyens de faire ce que j’aime, rien de plus !"

 

Comment définiriez-vous vos goûts musicaux ?

 

"On peut dire qu’ils sont plutôt issus de la culture noir américaine. J’écoute principalement du rap qu’il soit francophone ou américain, beaucoup de soul, du blues, de jazz… Le Jazz pour taffer, ça m’aide à me concentrer j’ai remarqué ça. Et puis aussi pas mal de chanson française. Un peu d’éléctro mais j’ai du mal, ça arrive que je kiff un morceau mais ça ne reste jamais longtemps dans mon Ipod."

 

Quels sont les projets sur lesquels vous avez préféré travailler ? Quels sont ceux à venir ?

 

"Les projets que j’ai préférés pour l’instant c’est par exemple quand je me retrouve avec mes potes à écrire des interviews, on est entre nous et on écrit des sketchs en quelques sortes… Ça par exemple c’est un projet à venir. On a suivi deux rappeurs dans l’élaboration d’un son et on est en train de tourner l’interview ça demande pas mal de mise en place. Autrement on est en train de bosser sur l’avancée du projet d’Objectik en ce moment, donc penser la direction artistique des prochains sons, ne pas faire les choses au hasard et réflechir en fonction de nos moyens pour lâcher quelques bombes sur cette scène rap en France, c’est vraiment plaisant."

 

D’ailleurs, que pensez-vous de la scène émergente française actuelle ?

 

"J’en pense que du bien, vraiment. Il y a une vraie énergie en ce moment ! Le rap c’est un milieu hyper productif, tu n’as pas le temps de dormir un seul instant sinon tu te fais doubler. Ça donne vraiment l’obligation de se surpasser tout le temps, de multiplier les recherches artistiques. Aujourd’hui les mecs cassent les codes, le rap se punkifie à fond et tout est autorisé. Mais j’irai plus loin, depuis 4 ans le rap belge, suisse, canadien est tellement chaud que je parlerai de rap francophone. Ça forme un tout mais Paris reste quand même le berceau (rire)."

 

Selon vous, qu’est-ce qu’un tremplin apporte à la scène émergente ?

 

"De façon globale pour la musique je trouve ça très bien. On a d’ailleurs Beauséjour Club membre d’Artichaut Records qui joue la final de l’Emergenza Festival au New Morning le 12 mars prochain. Preuve en est, ça donne la possibilité à des groupes qui débutent de se faire connaître et de jouer dans des salles mythiques. Je pense que pour donner de la valeur ajoutée aux tremplins, il faudrait jouer sur un jury de pro ou bien faire venir davantage de presse spécialisée pour que les artistes ressentent d’avantage les opportunités d’un tremplin."

 

Quelle rencontre musicale vous a le plus marquée et qui rêvez-vous de rencontrer ?

 

"La rencontre musicale qui m’a le plus marqué c’est celle avec Georges Brown, un batteur de jazz New Yorkais qui est mort il y a 5 ans environ. Il vivait chez mon père pendant un moment et passait ses journées entre whisky, clop et batterie. Il vivait vraiment sa musique sans calculer quoi que ce soit, j’ai ressenti une réelle sincérité chez cet homme. Pour ce qui est de la rencontre rêvée je dirai Tupac ! Mais bon, ça va être compliqué pour le moment à moins qu’il m’arrive quelque chose mais j’aimerai bien continuer un peu la vie je trouve ça sympathique."

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Retrouvez Léo Thomelet sur son site Internet Artichaut Records!

https://www.artichaut-records.com